Mon histoire avec les animaux...
Quand j'ai commencé mes articles poids, je vous ai dit qu'ils faisaient partis d'un des sujets que je voulais traiter sur mon blog.
Il y en a en fait un autre... encore plus personnel, qui me fait encore plus mal au coeur mais qui est celui que je voulais vraiment écrire.
Je voulais attendre la bon moment, mais je sais maintenant que le bon moment c'est aujourd'hui.
Je voulais vous parler comme vous avez pu le voir dans le titre, de ma relation avec les animaux que j'ai eu dans ma vie, et particulièrement je voulais vous raconter l'histoire de ma vie avec celui qui aura partagé notre maison pendant presque seize ans avant de s'éteindre le 2 Juin 2017 : mon chien...
Comprenez que c'est un article assez difficile pour moi à écrire car sa perte m'est encore très douloureuse, j'espère cependant que l'article vous plaira et vous touchera autant qu'il me touche.
En Juillet 2001 est né Shokola (que l'on a appelé Shocky toute sa vie), c'était un magnifique Springer Anglais que nous avons acheté avec mes parents début 2002. J'ai grandi avec lui... on le voit sur toutes les photos de famille, les photos d'anniversaire, qu'il soit au premier plan ou en arrière-plan. Il a partagé nos moments de doute et de tristesse, mais nous a aussi vu heureux. Car oui, je suis persuadée que les animaux sont capables d'aimer, qu'ils comprennent l'être humain qui s'occupe de lui et qu'ils sont capables de lui rend l'amour dont il témoigne. Mon chien était comme ça.
Il était doux, jamais il n'aurait fait de mal à une mouche ; il était parfois même un peu trop collant, mais il était mon meilleur ami.
Je me rappelle très bien comment il me fuyait quand j'étais petite car "je veux monter sur son dos pour faire du poney" et car "maman je mets la laisse à Shocky pour faire comme avec un cheval" ; au fur et à mesure des années, il a vieilli ; mais n'a pas perdu sa vitalité : jusqu'en Mars 2017, quand il est tombé malade, il pétait la forme tout le temps ! Il était là sans arrêt à galoper et à sauter partout... Je regarde encore les différentes vidéos que j'ai pu faire quand je lui donnais à manger et qu'il sautait partout, comme si il avait pas mangé depuis un mois alors que ça faisait à peine quelques heures.
Il m'a appris la responsabilité, que ce soit quand j'étais petite, en le sortant pour la première fois seule, en lui tenant la laisse, comme une grande ; ou quand j'étais plus grande et que mes parents partaient en voyage et que je devais le sortir, le nourrir et prendre soin de lui tout au long de la journée. Il a été le complice muet de toutes les soirées secrètes que nous avons pu organiser avec mon frère (et ma soeur). Il faisait, et fait encore parti de notre maison...
Je me rappellerai toute ma vie de la fois où il m'a embarqué sur trois ou quatre mètres (j'étais en maternelle et pourtant je m'en rappelle comme si c'était hier) et de la fois où je lui ai sauvé la vie alors qu'il allait se faire renverser par une voiture. Je me rappelle aussi de ce jour, le seul, où il s'est enfui de la maison, de cet instant où mon père est rentré en disant "j'ai perdu le chien pendant qu'on se promenait".
Car oui, mon chien était sourd ; et dans ses derniers mois, il était aveugle.
On l'a aimé mais d'un amour comme on en fait peu...
Je savais qu'un jour il allait partir, je savais qu'un jour je devrais lui dire au revoir, je ne pensais juste pas que ce serait ce 2 Juin 2017.
Il était malade, faible et parfois, on se demandait même si on ne le laissait pas souffrir... quand je suis rentrée de cours ce vendredi midi, mon père m'a annoncé qu'il avait pris rendez-vous chez le vétérinaire pour lui offrir une mort douce, pour qu'il ne souffre plus et qu'il puisse enfin se reposer en paix.
Je regrette de ne pas l'avoir plus serré dans mes bras, de ne pas l'avoir caressé plus ; je regrette toutes ces fois où je ne voulais pas le sortir parce que j'étais bien dans mon pyjama... Je regrette de ne pas l'avoir accompagné jusqu'au bout.
C'était la tempête ce jour-là, il pleuvait et il y avait de l'orage : j'ai regardé pendant de longues heures les gouttes s'écraser sur ma vitre.
Il est parti à 18:45.
J'ai pleuré, mais j'ai pleuré... j'aurais pu hurler de douleur...
La vie n'est plus la même sans lui à nos côtés...
Quand on ouvre la porte, on a toujours le réflexe de l'arrêter pour qu'elle ne tape pas son panier ; mais maintenant il n'y a plus de panier à taper, juste les manteaux qui atténuent le bruit de la poignée qui claque contre le mur.
Quand je monte le volume de la télé pour chanter, j'ai toujours peur que les basses l'effraient et qu'il se mette à aboyer, car il ne différenciait pas le bruit d'un feux d'artifice ou d'un pétard de la musique.
Quand quelqu'un sonne, j'attends son aboiement, et aujourd'hui quand j'écris cet article, je l'entends encore.
Ma voisine, quand j'étais petite, m'avait donné tous ses anciens "Dico des Filles" ; et je me souviens avoir lu à la page "animal de compagnie" : c'est souvent le premier être cher que l'on perd. Il n'a malheureusement (heureusement?) pas été le premier, mais il a fait parti des plus douloureux.
Je vous l'ai dit plus haut, j'ai eu du mal à vous écrire cet article, cela fait plus de deux mois qu'il traîne dans mon tableau de publications , et plus de deux mois que j'évite de l'ouvrir.
Cela fait déjà six mois qu'il est parti... Six mois que je ne le vois plus tous les jours ; six mois qu'il me manque en permanence.
Sa mort fut un choc pour moi, mais s'en fut un encore plus grand pour mes parents... Ma mère passait presque toutes ses journée avec lui (elle ne travaille qu'à mi-temps la semaine) et il y a encore quelques semaines, elle confiait à mon père qu'elle ne l'oubliait pas, qu'il était toujours là...
Nous avons mis une photo au-dessus de sa place dans la maison ; nous avons tout jeté : gamelle, panier, laisse, nourriture. Petit à petit, son odeur a aussi disparu ; il ne reste physiquement plus aucune trace de sa vie dans la maison. A part cette photo et sa place dans notre coeur et celui de nos proches.
Il n'était pas un chien comme les autres, il était l'un de ceux qui couraient vers les chats pour jouer avec, qui collaient les autres chiens, toujours pour jouer. Et nos yeux, à mes yeux, il restera à tout jamais mon chien.
Si le deuil d'un proche n'est pas facile à faire, imaginer vous devoir faire le deuil d'un animal qui a passé tous les jours de sa vie auprès de vous, dans la même maison. C'est un déchirement de tous les jours.
Je sais que je veux avoir un nouvel animal ; je pense que j'en aurais un d'ici une année. Quand j'habiterai dans mon appartement et que je serais seule face à mes cours... Ne me prenez pas pour une inconsciente ; juste pour une amoureuse inconditionnelle des animaux qui a besoin de les avoir autour de soi pour se sentir pleinement heureuse.
Et voilà... maintenant vous savez tout !
Sachez que cette catégorie 'animaux' sera récurrente... j'ai pleins de choses à dire sur le sujet et à vous partager !
Je vous parlerai aussi certainement de la SPA, que je regarde depuis des mois et des mois, et également des différentes recherches que j'ai faites.
Si vous sentez le besoin de parler de la perte d'un animal, surtout n'hésitez pas à le faire en commentaire, ou en m'envoyant un mail pour que l'on puisse parler de façon plus "privée".
On se retrouve la semaine prochaine pour le post littérature du mois d'Octobre et de Novembre !
Il y en a en fait un autre... encore plus personnel, qui me fait encore plus mal au coeur mais qui est celui que je voulais vraiment écrire.
Je voulais attendre la bon moment, mais je sais maintenant que le bon moment c'est aujourd'hui.
Je voulais vous parler comme vous avez pu le voir dans le titre, de ma relation avec les animaux que j'ai eu dans ma vie, et particulièrement je voulais vous raconter l'histoire de ma vie avec celui qui aura partagé notre maison pendant presque seize ans avant de s'éteindre le 2 Juin 2017 : mon chien...
Comprenez que c'est un article assez difficile pour moi à écrire car sa perte m'est encore très douloureuse, j'espère cependant que l'article vous plaira et vous touchera autant qu'il me touche.
En Juillet 2001 est né Shokola (que l'on a appelé Shocky toute sa vie), c'était un magnifique Springer Anglais que nous avons acheté avec mes parents début 2002. J'ai grandi avec lui... on le voit sur toutes les photos de famille, les photos d'anniversaire, qu'il soit au premier plan ou en arrière-plan. Il a partagé nos moments de doute et de tristesse, mais nous a aussi vu heureux. Car oui, je suis persuadée que les animaux sont capables d'aimer, qu'ils comprennent l'être humain qui s'occupe de lui et qu'ils sont capables de lui rend l'amour dont il témoigne. Mon chien était comme ça.
Il était doux, jamais il n'aurait fait de mal à une mouche ; il était parfois même un peu trop collant, mais il était mon meilleur ami.
Je me rappelle très bien comment il me fuyait quand j'étais petite car "je veux monter sur son dos pour faire du poney" et car "maman je mets la laisse à Shocky pour faire comme avec un cheval" ; au fur et à mesure des années, il a vieilli ; mais n'a pas perdu sa vitalité : jusqu'en Mars 2017, quand il est tombé malade, il pétait la forme tout le temps ! Il était là sans arrêt à galoper et à sauter partout... Je regarde encore les différentes vidéos que j'ai pu faire quand je lui donnais à manger et qu'il sautait partout, comme si il avait pas mangé depuis un mois alors que ça faisait à peine quelques heures.
Il m'a appris la responsabilité, que ce soit quand j'étais petite, en le sortant pour la première fois seule, en lui tenant la laisse, comme une grande ; ou quand j'étais plus grande et que mes parents partaient en voyage et que je devais le sortir, le nourrir et prendre soin de lui tout au long de la journée. Il a été le complice muet de toutes les soirées secrètes que nous avons pu organiser avec mon frère (et ma soeur). Il faisait, et fait encore parti de notre maison...
Je me rappellerai toute ma vie de la fois où il m'a embarqué sur trois ou quatre mètres (j'étais en maternelle et pourtant je m'en rappelle comme si c'était hier) et de la fois où je lui ai sauvé la vie alors qu'il allait se faire renverser par une voiture. Je me rappelle aussi de ce jour, le seul, où il s'est enfui de la maison, de cet instant où mon père est rentré en disant "j'ai perdu le chien pendant qu'on se promenait".
Car oui, mon chien était sourd ; et dans ses derniers mois, il était aveugle.
On l'a aimé mais d'un amour comme on en fait peu...
Je savais qu'un jour il allait partir, je savais qu'un jour je devrais lui dire au revoir, je ne pensais juste pas que ce serait ce 2 Juin 2017.
Il était malade, faible et parfois, on se demandait même si on ne le laissait pas souffrir... quand je suis rentrée de cours ce vendredi midi, mon père m'a annoncé qu'il avait pris rendez-vous chez le vétérinaire pour lui offrir une mort douce, pour qu'il ne souffre plus et qu'il puisse enfin se reposer en paix.
Je regrette de ne pas l'avoir plus serré dans mes bras, de ne pas l'avoir caressé plus ; je regrette toutes ces fois où je ne voulais pas le sortir parce que j'étais bien dans mon pyjama... Je regrette de ne pas l'avoir accompagné jusqu'au bout.
C'était la tempête ce jour-là, il pleuvait et il y avait de l'orage : j'ai regardé pendant de longues heures les gouttes s'écraser sur ma vitre.
Il est parti à 18:45.
J'ai pleuré, mais j'ai pleuré... j'aurais pu hurler de douleur...
La vie n'est plus la même sans lui à nos côtés...
Quand on ouvre la porte, on a toujours le réflexe de l'arrêter pour qu'elle ne tape pas son panier ; mais maintenant il n'y a plus de panier à taper, juste les manteaux qui atténuent le bruit de la poignée qui claque contre le mur.
Quand je monte le volume de la télé pour chanter, j'ai toujours peur que les basses l'effraient et qu'il se mette à aboyer, car il ne différenciait pas le bruit d'un feux d'artifice ou d'un pétard de la musique.
Quand quelqu'un sonne, j'attends son aboiement, et aujourd'hui quand j'écris cet article, je l'entends encore.
Ma voisine, quand j'étais petite, m'avait donné tous ses anciens "Dico des Filles" ; et je me souviens avoir lu à la page "animal de compagnie" : c'est souvent le premier être cher que l'on perd. Il n'a malheureusement (heureusement?) pas été le premier, mais il a fait parti des plus douloureux.
Je vous l'ai dit plus haut, j'ai eu du mal à vous écrire cet article, cela fait plus de deux mois qu'il traîne dans mon tableau de publications , et plus de deux mois que j'évite de l'ouvrir.
Cela fait déjà six mois qu'il est parti... Six mois que je ne le vois plus tous les jours ; six mois qu'il me manque en permanence.
Sa mort fut un choc pour moi, mais s'en fut un encore plus grand pour mes parents... Ma mère passait presque toutes ses journée avec lui (elle ne travaille qu'à mi-temps la semaine) et il y a encore quelques semaines, elle confiait à mon père qu'elle ne l'oubliait pas, qu'il était toujours là...
Nous avons mis une photo au-dessus de sa place dans la maison ; nous avons tout jeté : gamelle, panier, laisse, nourriture. Petit à petit, son odeur a aussi disparu ; il ne reste physiquement plus aucune trace de sa vie dans la maison. A part cette photo et sa place dans notre coeur et celui de nos proches.
Il n'était pas un chien comme les autres, il était l'un de ceux qui couraient vers les chats pour jouer avec, qui collaient les autres chiens, toujours pour jouer. Et nos yeux, à mes yeux, il restera à tout jamais mon chien.
Si le deuil d'un proche n'est pas facile à faire, imaginer vous devoir faire le deuil d'un animal qui a passé tous les jours de sa vie auprès de vous, dans la même maison. C'est un déchirement de tous les jours.
Je sais que je veux avoir un nouvel animal ; je pense que j'en aurais un d'ici une année. Quand j'habiterai dans mon appartement et que je serais seule face à mes cours... Ne me prenez pas pour une inconsciente ; juste pour une amoureuse inconditionnelle des animaux qui a besoin de les avoir autour de soi pour se sentir pleinement heureuse.
Et voilà... maintenant vous savez tout !
Sachez que cette catégorie 'animaux' sera récurrente... j'ai pleins de choses à dire sur le sujet et à vous partager !
Je vous parlerai aussi certainement de la SPA, que je regarde depuis des mois et des mois, et également des différentes recherches que j'ai faites.
Si vous sentez le besoin de parler de la perte d'un animal, surtout n'hésitez pas à le faire en commentaire, ou en m'envoyant un mail pour que l'on puisse parler de façon plus "privée".
On se retrouve la semaine prochaine pour le post littérature du mois d'Octobre et de Novembre !
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